Trio Gruel l Le Junter l Dallio

Prochaines Dates

Ce trio est à l'écoute de vos propostions pour réitérer l'expérience...
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Trio d'improviasation
Aurore Gruel l Frédéric Le Junter l Patricia Dallio


Les ateliers de recherche ((OW-AO)) permettent à des artistes de se rencontrer.
C'est lors de la troisième édition de ce festival au coeur de Musique Action à Vandoeuvres lès Nancy en mai 2015 que ce trio s'est expérimenté à une forme inédite et improvisée, nourrie par l'oeuvre "Time Slip" du plasticien programmeur Antoine Schmitt

 

 

Aurore Gruel
artiste chorégraphique
“Aurore Gruel, grande chose musculeuse étirable ad libitum, arc vivant et transformable. C’est une sculpture en mouvement. Balancements, mouvements tronqués, élans brisés puis repris, inversés, ressacs incessants..." Anne de Rancour

Aurore Gruel développe un travail qui engage le corps dans un acte poétique. Sa danse instinctive, musicale et réflexive est un cheminement où elle cultive la passion du paradoxe. Une toile dans laquelle se lient et se délient différents champs.
Le champ d’investigation du corps est vaste, il suit le cours de l’existence et de ses cycles. En suivre les rythmes, tendre les contraires, non dans une confrontation duale, mais dans un frottement : découvrir ce qu’il y a à tisser ensemble, dans un espace précis, épuré qui ouvre un champ de possibles.
Après un parcours de formation classique, elle s'oriente vers la danse contemporaine tout en poursuivant des études de philosophie. Sur les bordures elle fait le voyage de ses filiations et échappe aux classifications. Elle s’installe dans la région Lorraine en 2001 et fonde la compagnie Ormone en 2004.
La compagnie Ormone est sous le signe de la pluridisciplinarité, chaque projet est une collaboration, fruit d'intuitions, de tissages au nom d'une poétique, entre réalisme et étrangeté.
Elle travaille également en tant qu’interprète ou chorégraphe dans différents projets.

 
Frédéric Le Junter est un artiste atypique qui travaille au croisement de la musique, des arts plastiques et du spectacle. Mêlant créativité artistique et savoir-faire de bricoleur, ce sculpteur-musicien fabrique des machines mécaniques, curieux instruments de musique, au fonctionnement aléatoire, qui produisent mouvements, lumières et sons eux-mêmes aléatoires, hasardeux voire accidentels.
À travers son travail, Le Junter révèle cette dose d'inexactitude nécessaire au monde, comme l'hésitation naturelle de ses assemblages teintés d'humour, d'objets baroques, de myriades de détails ; une esthétique où coexistent intimement primitivisme et sophistication, éclatement de la matière, assemblages de savant fou. Un monde singulier et partageable. Les affinités avec d'autres artistes plasticiens y sont palpables : outre les Pierre Bastien et Pierre Berthet, on peut déceler des influences de Cy Twombly, de Réquichot, ou même de Groucho Marx qui gît là-dessous.

" Vers l'âge de 5 ans, j'ai été impressionné par les sons du port de Dunkerque, par la matière visuelle de ces immenses installations. Au même moment, je me suis mis à construire des objets en volume, en partant du carton et d'objets trouvés. Mon premier poste de radio, en 1967, me fait découvrir les groupes anglais de guitares saturées, c'est là que j'accroche avec la musique. À 28 ans, en 1984, j'ai recommencé le bricolage, et j'ai réuni différents champs qui m'occupent : la lutherie, la musique, la mécanique, les objets trouvés dans une première machine sonore. J'aime fabriquer des outils et des instruments sommaires qui ne me permettent pas une virtuosité mais plutôt de l'instabilité, des surprises, avec lesquels je pratique l'improvisation. " Frédéric Le Junter